Cutter repose son café, l’alignant avec sa petite cuillère, et la boîte de sucre, mettant les objets en place distraitement, dans une rangée bien dessinée. Il a toujours les clés passées autour du doigt, ne paraissant pas dérangé par le bruit qu’il produit au moindre mouvement. Les yeux clairs se plantent dans ceux du brun, tranquillement, de leur expression euthanasiée. Certains M ont peur de leurs collègues, surtout de Nergal aux pupilles trop bizarres et au comportement fataliste ; pas Cutter. Le blond n’est pas programmé pour reconnaître le danger, c’est tout, et il passe outre. Courte réflexion, pendant laquelle il tapote de son index sa lèvre inférieure.
« Hm, j’ai tenté le tir, mais ça devient lassant… »Du coup il observe sa main gauche, déchirée par un coup de griffes ancien qui lui a laissé une belle cicatrice entre le pouce et les autres doigts. Ca a dû faire mal, et pas être très joli, et ça l’handicape au tir, il ne vise plus du tout du côté gauche.
« Enfin, j’irais voir, c’est sympa. »Léger sourire désabusé adressé à Nergal pour appuyer un peu la déclaration. Le sourire s’efface alors que les yeux du blond se repose sur le visage du collègue et le considère avec un peu d’étonnement et de dubitation. Jouer sur la peur ?
« C’est plus concret de leur casser la gueule. » Cutter n’est pas un mec très fin et subtil, et comme il se fout pas mal de lire les expressions ou de jouer au chat et à la souris – mauvais jeu de mots dans leur contexte – son mode d’expression, c’est ses poings. Et Nergal va prouver qu’il est quelqu’un de très surprenant : il arrive à prendre de court le blond, qui prend un air légèrement – pas beaucoup attention – interloqué en le regardant. Comment il compte s’y prendre au juste pour partager une fille avec lui, hein ? Pourtant il tient sa langue, observant avec circonspection le brun. Si humour il y a, il est complètement passé à côté.
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My heart beats so slow,
Don't you think i care ?