Laïna Petite soeur de la Thianra


Inscrit le : 06 Nov 2005 Messages : 276 Race : Léopard croisé jaguar Clan : Thianra Âge du personnage : 19 ans
| Sujet: Re: Vous devez préciser le titre avant de pouvoir poster. Mar 8 Avr - 0:14 | |
| Tout comme un gamin vous répondrait spontanément « le chocolat ! » à la question « Qu’est ce que tu préfère manger ? », Laïna aurait répondu « cette nuit » à la question « Qu’elle est selon toi le meilleur moment de ta vie ? ». Elle s’ennuyait, elle avait alors fait un saut chez le seul être envers qui elle avait de l’affection en dehors de son frère et elle se retrouvait là, propre et repue, à peine vêtue, calée contre certainement l’un des plus beaux et rassurants spécimens masculins, a ne se poser aucune question en dehors de celle de trouver le moyen de stopper le temps. Elle avait finalement décidé, au moment où Angelo l’avait attiré contre lui et que leur peau s’étaient frôlées, qu’il n’y avait aucune raison qu’elle ne soit pas une ado normale et qu’elle ne se conduise pas comme telle hormis le fait de se faire barrière soi-même. Au diable les Arnaiths, la Thianra, la guerre et le reste du monde ! Au diable les principes, les idéaux, la solitude et le bon sens. Elle aurait tout le temps d’y réfléchir une fois morte, ce qui ne tarderait peut être pas à arriver vu la face romantique du moment que le monde portait et il était hors de question qu’elle se prive d’un peu de bonheur pour des cons qui n’en valaient pas la peine.
« Ni brune ni blonde ! Rouge comme moi ! »
Elle eut un certain mouvement de réticence lorsque le mâle descendit le bout de son museau dans son cou. Tout ce qui avait un lien avec une relation entre elle et un être masculin avait toujours été quelque chose de douloureux et traumatisant. Bon ok, avec lui, c’est un peu elle qui l’avait provoqué c’est vrai, m’enfin il aurait peut être pas fallu qu’il se fasse des idées non plus ! Laïna n’était pas comme ça ! Enfin, normalement. Car la tendresse c’est un peu comme la liberté, y goûté un jour c’est l’adopter toujours. Elle ôta bien vite sa raideur, malgré le fait qu’il fallu bien que ce soit Angelo car une créature comme elle n’admettait en général sous aucun prétexte que ce soit d’offrir son cou en refuge à des lèvres qui plus est logiquement ennemies. Seulement voilà, Angelo, c’était différent. Depuis leur première rencontre. A partir de l’instant où Angelo eut accès au cou de la femelle, il aurait pu faire d’elle ce qu’il voulait. Il venait de passer les derniers remparts de pudeur de la jeune féline. Du reste, quelqu’un d’observateur aurait remarqué la teinte rouge que ses pommettes avaient prises. Ce genre de sensation était encore inconnue à Laïna, une sorte de boule dans les intestins qui remonte jusqu’à la gorge et vous fait complètement perdre la tête. Déjà qu’elle n’en avait plus beaucoup ! Fort heureusement, Angelo eut l’excellente idée de bouger.
La jeune léopard se retrouva seule dans le salon, chiffonnant le drap machinalement. La fuyait-il, avait-il oublié quelque chose ? Son regard se porta vers la fenêtre avant de s’emporter vers les cieux couverts de gros nuages noirs qui dégorgeaient toute leur eau sur la misérable ville de Paris. Et dire que là bas, au bout du monde, se trouvait une terre dont personne n’avait jamais réussi la domination. Une terre pacifique où tout le monde cohabitait dans la tolérance et la paix. Où tuer servait uniquement à se nourrir, où chaque être vivant était respecté pour lui-même, où la vie était célébrer, où la différence était considéré comme une véritable puissance et non comme une tare. Une terre où elle était née, une culture que son père et ses proches lui avaient enseignée. Une terre située aux frontières des anciens Tibet, Inde et Nepal. Une terre qui avait au court de l’histoire assisté et du se défendre contre bien des envahisseurs bornés qui n’avaient qu’une idée, la dominer et exterminer toute forme de résistance. Elle s’était battue pour garder son indépendance et n’avait pas cessé de se faire torturer. Une histoire semblable à sa fille féline. Laïna ne savait pas ce qu’était devenue sa terre natale mais elle la sentait vivante en elle et un jour, elle retournerait là bas. Et elle porterait son image tant que la vie coulerait dans ses veines. Libre et insoumise qui prônerait la tolérance et le pacifisme. La petite fille naïve n’était en réalité qu’un être normal qui avait eut des bases qui n’avaient rien à voir avec ce monde occidental où elle avait atterrir par erreur. Et alors qu’i l était difficile à vivre, elle avait croisé ce jeune homme, sur les bords de seines.
Il avait débarqué d’elle ne savait où, ténébreux et un peu perdu, comme elle. Et malgré leur méfiance commune, leur haine et leurs préjugés, ils avaient naturellement choisit d’être pacifiques. Pourquoi ? Laïna n’avait jamais su l’expliquer, toujours était-il qu’entre eux, malgré la différence et le poids des responsabilités, était né une histoire différente de leur environnement. Ils s’appréciaient tels qu’ils étaient et même si chacun savaient que l’autre renfermait de très lourds secrets, ils ne s’étaient jamais jugés. Pas de tricherie, pas de domination, pas de volonté à faire voir un autre que soi. Tout semblait si simple avec Angelo.
Laïna ramassa doucement la ceinture qui se trouvait au sol et s’amusa avec un moment. Il lui faudrait songer un de ces jours à en ramener une neuve, de préférence de grand couturier pour remplacer celle-ci. Non qu’elle la trouva usée mais bon… Aller comprendre la psychologie féline vous. Lorsque Laïna vit redescendre le jeune homme, la ceinture alla inexorablement s’affaler de nouveau sur le sol. La féline restait tétanisée entre la surprise de découvrir un semblable et celle du courage dont Angelo faisait preuve envers elle pour démasquer sa véritable identité. Deux yeux miel venaient remplacer les iris faussement chocolat qu’il avait en temps normal. Tant mieux, elle préférait le premier met ayant un certain écœurement pour le second. Cependant, cela semblait troubler fortement le jeune Arnaith (Quel paradoxe) qui vint très vite prendre refuge contre Laïna. Il appréhendait certainement sa réaction. Deux risques très probables s’offraient devant eux. Un, que la féline lui flanque une raclée pour son mensonge, deux qu’elle aille prévenir la presse locale pour faire édité le scoop en première page du journal du matin. Et oui, la vie était cruelle.
Sauf que là, il avait à faire une féline pas plus clair que lui et qui en plus se trouvait avoir un certain béguin naissant. A cet instant la seule pensée vache dont il aurait pu se méfier était « Ah ! Tu es un félin comme moi ! Cool, on va pouvoir avoir des enfants alors ! » Et oui, la seule. Sauf que cette idée ne traversa pas la féline, chose exceptionnelle lorsque l’on connaissait sa faculté aux idées tordues. Elle se contenta simplement d’écarter les mèches de cheveux d’Angelo lorsqu’il s’allongea en le regardant avec des yeux plus doux que jamais. Il aurait pu être clown, un voyou ou même la reine d’Angleterre, cela n’aurait eut aucune incidence sur les sentiments de la belle. Elle n’était pas là pour juger de ses choix mais pour être auprès de lui. Elle avait traversé la moitié de Paris pour retrouver un Arnaiht pas clair, un tantinet parano aux allures de pur macho et vous croyez que c’était simplement parce qu’elle l’avait trouvé juste sympathique ? Où vous délirez où vous connaissez très mal la demoiselle. Même si avouons-le, c’était totalement inconscient. Laïna lui sourit tendrement alors qu’elle sentait en elle des battements de cœurs à en déchirer sa pauvre poitrine. Il était inutile ce soir que la Thianra l’appelle pour une mission, elle était passée dans le camp « faite l’amour pas la guerre » (ne vous offusquez point, elle n’est pas non plus indécente et pour l’instant ceci est un euphémisme).
Cependant, il est vrai que ces yeux donnaient une toute autre dimension à son partenaire. Elle glissa doucement ses petites mains à travers la veste sans manche restée ouverte et l’écarta délicatement avant que ses doigts menus ne s’aventurent à dessiner la courbe saillante des muscles qui agrémentaient le torse du félin et un sourire innocent apparut sur les lèvres de la jeune féline. La vie se raccrochait parfois à si peu. Lentement, pour signifier à Angelo que rien de ce qu’il avait avoué ce soir ne sortirait de ces murs et que quoiqu’il en soit rien n’avait grande importance, elle se laissa aller vers lui jusqu’à atteindre ses lèvres où elle déposa les siennes avec délicatesse. _________________ La vie est un jeu. Tu joues la parties, parfois il t'arrive de tomber. Mais tant que la partie n'est pas terminée, rien n'est perdu. |
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