Histoire :Elle est née il y a de cela 19 ans… Sa génitrice, sa mère, celle qui l’a mise au monde, appeler ça comme vous voudrez, était une des rares créatures libres. Elle s’était enfuie, et on ne l’avait pas rattrapée. De la chance, on peut appeler ça comme ça.
La naissance de Rêve c’est produite dans les années 2311, dans le noir, dans l’oubli. C’était l’époque où les créatures étaient recherchées, capturées et domestiquées. Quand ils ne nous considéraient pas encore comme une menace.
Mais si la jeune fille avait besoin d’être active et de voir du monde, de vivre tout simplement, elle n’en fut pas plus libre. Et elle devait restée cachée, le danger de se faire attrapé.
On pouvait dire « protégée » par ses « parents » mais c’était plutôt de la prison forcée…
Pas le droit de sortir, pas le droit de bouger, ne jamais voir personne… Ses géniteurs étaient apparemment des solitaires.
Elle était jeune et n’osa pas protester. Jusqu’à l’âge de 11 ans. Onze ans, un mètre vingt et une détermination toute autre que celle de se laisser cloîtrer dans cette forêt avec les deux créature qui ne voulait que son bien.
Et elle s’enfuit. Vadrouillant seule, se nourrissant comme elle pouvait, cherchant d’autres créatures. Elle ne se rendait pas compte, elle ne connaissait pas le danger, trop jeune, trop couvée par ses parents… Aveuglée par sa quête de compagnie.
Ce qui devait arriver arriva. C’était un soir, il ne pleuvait pas. Voila deux mois qu’elle errait, seule, à la recherche de monde, ils étaient bien cachés, là, quelque part derrière les arbres…
Elle s’en souvient encore… L’odeur, les sons étouffés… Et les hommes ont débarqués.
Une créature Jaguar, c’est rare, et même si elle avait presque tout d’humain, ils reconnurent en elle de l’or, de l’argent. Du fric.
Nuit noire protège moi. Elle se croyait plus maligne la pauvre Rêve, elle voyait dans le noir, pas eux. Elle pourrait les semés facilement.
Idiote, elle n’avait pas pensé aux lunettes infrarouges. Le reste est flou.
Elle coure… Elle se bat, essaye de se défendre, ils sont plusieurs, tout tourne, rien n’est stable, elle n’arrive pas à les évités… Les coups, le sang… Et lui.
Quand elle en parle, vous pouvez voir la lumière dans ses yeux, les étincelles et le respect, un mélange bien spécial pour raconter un sauvetage anormal.
Il a surgit de nulles parts, et en quelques secondes, les hommes étaient à terre, et elle se retrouvait sur les épaules d’une créature mâle.
L’envie de lui poser des questions en chemin, de lui parler, de le remercier, de savoir qui il était fut malheureusement moins forte que la fatigue et les blessures. Elle tomba dans un profond sommeil, ballottée contre son sauveur.
Quand elle se réveilla, le lendemain matin, elle était bandée, soignée, et devant elle, un peu de nourriture. Pas assez, certes, bandage de fortune, certes, mais c’était un cadeau du ciel que d’être encore en vie.
Rêve cherchait à remettre ses souvenirs en place. Elle ne se souvenait pas du visage de celui qui l’avait sauvée d’une mort certaine ou d’un esclavage.
Et elle ne le vit pas. Il ne se montra pas. Pourtant, chaque jour qu’elle s’éveillait, elle était entourée de bandages neufs, un peu de nourriture devant elle, et elle n’était jamais au même endroit. Il l’a déplaçait, toujours quand elle dormait.
Cette drôle de mascarade dura un mois. Un mois où il ne venait que la nuit, qu’il la transportait. Elle avait beau cherché à comprendre, elle ne voyait pas où il voulait en venir. Alors, elle resta éveillée.
Il arriva, d’abord surprit de la voir les yeux ouverts, mais un sourire marqua bien vite son visage mûr. Elle le reconnu immédiatement.
C’était lui, le chef de la Thianra, lui, le plus beau félin au monde, c’était lui qui l’avait sauvée. Noah. Il ne prononça pas un mot, elle fit de même.
D’un signe de tête, il lui dit de se lever, ce qu’elle fit. Et ils marchèrent une journée entière, sans un mot, juste des regards de la part de Rêve qui tentait de suivre son raisonnement.
Que lui voulait il ? Pourquoi la protégeait il ? Ou est ce qu’il l’emmenait ?
Seule cette dernière question trouva une réponse. Le jour tombait, et ils atteignirent la frontière. Il lui indiqua.
« Vas. »
Ce fut les seuls mots qu’il prononça. Sa voix, chaude, veloutée, un ténor attendrissant. Elle s’en souviendrait toute sa vie.
Malgré qu’elle ne comprenait pas, elle lui obéit, et franchi le seul endroit de la frontière qui n’était pas surveiller.
Elle le regarda s’éloigner, sans plus un regard pour elle.
*Qui est tu, Noah…*
La jeune enfant vécu alors une autre vie, dans un Ailleurs tout autre. Là bas, les créatures n’existaient pas, ils n’en avaient pas peur, ne savait pas qui elles étaient. Alors elle s’adapta.
Elle vécu sa vie, rencontra du monde, eu des aventures. Mais quand elle s’apprêtait à aimer, un seul nom lui revenait en tête. Noah.
Elle sut alors qu’elle devait retourner en France.
Elle passa à nouveau la frontière non surveillé. Et c’est une Rêve tout autre, 1mètre56 et 40 kilos qui arriva de nouveau à Paris.
S’informant des dernières nouvelles, de la reformation de la Thianra, du danger nouveau, de la guerre… Et son sens de l’honneur prit le dessus, son amour également.
Elle entra dans la Thianra comme tueuse, mais n’a toujours pas revu Noah. Introuvable. Et le cœur de Rêve pleure en l’attendant. Avec de la chance, il l’a reconnaîtra.